Ecole Jean Jaurès à Saint Nazaire

De 11 h 15 à midi samedi, un café débat était organisé devant l'école Jean-Jaurès pour mobiliser les parents d'élèves contre la réforme Darcos. : Photo Mathieu Roulleau
Quelques parents d'élèves de l'école Jean-Jaurès ont sensibilisé d'autres parents venus chercher leurs enfants à la sortie de l'école, samedi matin. Sans occupation de l'établissement.
Journée et programmes chargés
Les parents d'élèves vont spontanément vers le stand où café et jus d'orange les attendent. « La suppression du samedi matin modifie le rythme de l'enfant. Les programmes seront extrêmement chargés pour les élèves de l'école primaire. Avec six heures, plus une heure de soutien pour les élèves en difficulté, ça va faire des journées de sept heures pour des enfants de 6 ans au CP », explique-t-il à quelques parents d'élèves pour les mobiliser.
« Et comment vont faire les parents qui travaillent le samedi matin ? », dit-il pour enfoncer le clou. « On impose aux enfants, aux enseignants et aux parents d'élèves une nouvelle organisation alors que jusqu'à présent, ça marchait plutôt bien », conclut Fabrice Dhollande.
Le collège de Savenay visé
Une action est prévue mercredi matin au collège Saint-Exupéry de Savenay. « Les parents d'élèves vont bloquer l'accès dès 8 h en laissant entrer les élèves mais pas les professeurs », prévient un parent d'élève.
« Puis une délégation partira à l'inspection d'académie à Nantes pour être reçue ». En Loire-Atlantique, le combat des parents d'élèves contre la réforme Darcos continue.
Mathieu Roulleau

L'avenir de leurs enfants les intéresse. Des parents de l'école Jean-Jaurès en discutent, samedi matin, autour d'un café.
À Jean-Jaurès, l'heure est à l'échange et à l'information. Samedi matin,des parents d'élèves organisaient un café débat sur les réformes Darcos.
Les discussions s'engagent facilement, autour d'un café ou d'un jus de fruit. « Si votre enfant est en difficulté, il aura des heures supplémentaires. On ne sait pas quand. Ca peut être temporaire. C'est difficile d'organiser l'année dans ces conditions, explique Fabrice Dholland. Et avec les nouveaux programmes, ils auront des rythmes très soutenus. » « C'est déjà le cas, répond un père. Ça peut encore augmenter ? »
« Les parents ont aussi leurmot à dire sur l'évolution de l'école. C'est l'avenir de leurs enfants qui est en jeu. Et là, on avance dans le plus grand flouartistique », s'inquiète Martin Arnout, un des parents à l'origine de l'opération. « L'inspecteur d'académie a d'abord dit que les deux heures de soutien ne seraient ni le mercredi, ni le samedi. Aujourd'hui, on n'est plus sûr de rien. »
D'ailleurs, ces parents ne sont pas convaincus de la pertinence de supprimer le samedi matin pour alourdir le reste de la semaine. Ils s'inquiètent aussi du retour à des principes pédagogiques basés sur « la répétition, le par coeur. » À Jean-Jaurès, le débat est engagé. Déjà, une semaine plus tôt, les enseignants avaient organisé une information aux parents.