Grève unitaire du 20 novembre : Plate forme intersyndicale
Pour l’ensemble des écoles maternelles et élémentaires, des collèges, des lycées et lycées
professionnels, la rentrée 2008 s’est déroulée dans des conditions très difficiles. Le budget 2009
continue d’aggraver les conditions d’exercice des personnels et d’études des élèves. Les
établissements – qui vont devoir faire face à l’augmentation démographique des prochaines années -
subissent, année après année, les plus fortes suppressions d’emplois jamais décidées. La faiblesse
des moyens de remplacement annonce de plus un recours massif à la précarité.
Le Parlement vient de voter une loi de finances qui organise l’affaiblissement et le démantèlement
du Service Public d’Education. Les syndicats signataires dénoncent des choix politiques qui vont
nuire gravement et durablement aux élèves (et à leurs familles) autant qu’aux conditions de travail
des enseignants.
La dégradation programmée des moyens d’enseignement (programmes, horaires, lutte contre
l’échec scolaire, diversité des voies de formation) comme des conditions de travail (effectifs,
organisation des services, nominations sur postes partagés, formation initiale et continue)
s’accompagne d’attaques répétées contre le paritarisme et le droit syndical. Les métiers et
l’engagement professionnel des personnels sont dévalorisés, les missions du service public sont
remises en cause.
Le ministre de l’Education Nationale et ses représentants se prévalent d’un accord des parents, des
élèves ou de celui des non-manifestants. Ils arguent d’un souci des élèves les plus en difficultés. Ils
cherchent à diviser et refusent d’entendre des revendications maintes fois exprimées ensemble, par
les personnels et les associations de parents d’élèves, nationalement comme localement. Les seules
réponses relèvent du mépris ou de la provocation et le ministre programme et met en oeuvre des
mesures imposées dans la précipitation : Service Minimum d’Accueil (SMA), Agence Nationale de
Remplacement (ANR), disparition programmée des IUFM et des RASED, mise en cause du
paritarisme, réforme des lycées généraux, technologiques et professionnels, et mise en place des
EPEP 1er degré…
En Loire Atlantique, les pressions de l’administration se font quotidiennes sur nombre de collègues
et Sami Benméziane n'est toujours pas relaxés depuis Juin 2008. La politique du fait accompli, le
déni de dialogue social, les régressions à marche forcée, les suppressions de postes par dizaines de
milliers, ne peuvent tenir lieu de projet de politique éducative. La limite de l’acceptable est
largement dépassée.
DARCOS, ça suffit !!!
Toutes et tous en grève Jeudi 20 Novembre 2008 !
Assemblée Générale Départementale des personnels 1er et 2d Degré 9 h00
Manifestation Départementale 11 h 00